Des mots, dans ma vie, il y en a toujours eu. Dès que j'ai su lire, je n'ai pas arrêté de me laisser emporter, embarquer dans les pages des romans et de la poésie.
J'ai découvert les ateliers d'écriture pendant mes études de langue et civilisation allemandes, et là encore, je n'ai plus jamais arrêté d'écrire en atelier, seule aussi.
J'ai ensuite enseigné le Français Langue Étrangère et voyagé pas mal avec toujours les mots comme filtre aux émotions.
Lorsque j'avais 27 ans, j'ai perdu ma mère. Un cancer l'a emportée en quelques mois. Elle avait 46 ans. Écrire est devenu le seul moyen de m'adresser à elle, puis d'avancer.
Aujourd'hui, j'anime des ateliers d'écriture créative, mais aussi d'écriture de récit familial. J'écris des récits de vie. Et 24 ans après son décès, ma mère reste une grande source d'écriture et une grande énigme. J'écris depuis les silences, j'écris pour comprendre son histoire particulière, mon histoire. J'écris d'une écriture qui transforme et m'apaise.